Un titre, deux championnes,
(La FBF dans la tourmente)
Le rideau est tombé sur les play-offs du championnat national féminin D1, saison 2025-2026, mais la fête tourne au fiasco. À 24h de la fin, deux clubs revendiquent la couronne : Dynamique FC et Élite AC. Une situation inédite qui met la Fédération Béninoise de Football face à ses responsabilités et ternit l’image d’un championnat en pleine ascension.
Un classement, deux lectures
Tout s’est joué dimanche 31 mai 2026 lors de la 3e et dernière journée. Verdict des pelouses : Dynamique FC et Élite AC terminent à égalité parfaite, avec 6 points chacune. Sur le tableau affiché, Élite AC est déclarée leader grâce à sa meilleure différence de buts : +2 contre +1 pour Dynamique FC.
Sauf que le règlement dit autre chose. L’article 59.2.a est formel : en cas d’égalité de points, c’est le résultat des confrontations directes qui départage. Or, lors de ces play-offs, Dynamique FC a battu Élite AC 2-1. Selon cette règle, ce sont donc les « Dynamiques » qui devraient être sacrées championnes.
La FBF sous pression
Face à cette contradiction, le silence de la Commission de gestion du football féminin crispe les supporters des deux camps. Une source proche de l’instance assure qu’un « classement provisoire » sera publié dans les prochaines heures avant envoi du dossier à la Commission d’homologation.
Mais sur quelle base ? Différence de buts ou confrontations directes ? La question divise déjà les observateurs et alimente toutes les conversations dans les gradins et sur les réseaux sociaux.
Des accusations qui plombent l’ambiance
Plus grave : des voix s’élèvent pour dénoncer des « manœuvres troubles ». Sans nommer personne, plusieurs acteurs accusent une volonté de favoriser un club au détriment de l’autre. Des allégations non prouvées à ce stade, mais qui jettent une ombre sur l’héritage de Mathurin De Chacus. Depuis son arrivée à la tête de la FBF, le président s’était fait le chantre du développement du football féminin. Les investissements, la médiatisation et le niveau de jeu ont progressé.
Aujourd’hui, cette polémique risque d’effacer ces avancées. Si la FBF ne tranche pas vite et avec transparence, c’est la crédibilité de toute la compétition qui est en jeu. Le football féminin béninois, qui commençait enfin à rayonner, mérite mieux qu’une fin de saison gâchée par un cafouillage administratif.
La balle est désormais dans le camp de la Fédération. Les joueuses, elles, n’attendent qu’une chose : que le vrai champion soit désigné sur des bases claires, pour que le sport reprenne ses droits.













Leave a Reply