Le droit de la famille à l’honneur avec un café scientifique et un accord de partenariat
La salle Monsi, au 2ᵉ étage de la Cour suprême, a abrité ce vendredi 8 mai un double événement dédié au droit de la famille.
Initiée par l’Association Béninoise des Droits de la Famille (ABDF) et la cour suprême, la rencontre a réuni magistrats, avocats, universitaires, greffiers et étudiants. Prenant la parole à l’ouverture de la séance, le président de la cour suprême se dit content de la tenue de l’événement avant de situer le cadre: « Je me réjouis avec l’ensemble de la Cour de la tenue du double événement que nous accueillons aujourd’hui. L’ensemble des membres et du personnel administratif de la Cour en est heureux, parce que nous avons décidé de faire de la Cour suprême une juridiction moderne et ouverte. La tenue de cet événement traduit la volonté de notre institution. Je voudrais saluer l’initiative de l’Association Béninoise des Droits de la Famille. » a déclaré Victor Dassi ADOSSOU. Il poursuit : « La notion de conjoint se révèle d’une grande richesse et d’une complexité. Le cadre de ce Café scientifique se prête à ce type de réflexion. Il favorise un dialogue ouvert. Ce dialogue est non seulement souhaitable, mais il est nécessaire. Le droit de la famille requiert une approche pluridisciplinaire. ». Deux communications ont structuré les échanges : Ahmed AZODOGBEHOU, le 1er communicateur, a planté le décor en retraçant l’évolution législative et jurisprudentielle de la notion de conjoint. Il a mis en lumière les ruptures opérées par la Cour suprême face aux unions coutumières, au concubinage notoire et aux enjeux de succession. Mme Zita ASSANI, Docteur en droit et greffier, 2ᵉ communicatrice, s’est appesantie sur l’impact pratique des décisions de la Haute juridiction. À travers plusieurs arrêts commentés, elle a démontré comment la jurisprudence influence le travail quotidien des greffes et l’accès des justiciables à leurs droits. Les débats qui ont suivi ont confirmé la nécessité d’une lecture évolutive du droit de la famille, en phase avec les mutations sociales. À l’issue du Café scientifique, le Président de la Cour suprême et le Président de l’Association Béninoise des Droits de la Famille ont procédé à la signature d’un accord de partenariat. Cet accord encadre désormais la collaboration entre les deux institutions autour de la recherche, de la diffusion de la jurisprudence et de la formation continue des acteurs du droit de la famille. En organisant ce double événement, la Haute juridiction confirme son ambition : être une juridiction moderne, ouverte au débat scientifique et engagée dans des partenariats utiles pour rapprocher la justice du citoyen.













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